LAS DUAS MARASTRAS de Leopòld Dardy (Labrit).

LAS DUAS MARASTRAS 

 de Leopold Dardy (Labrit)

 Il y avait une fois un homme qui était resté veuf avec une petite fille sage, vaillante, un petit ange du bon Dieu. La marâtre vaurienne, méchante pour la petite, était toujours à la gronder, à la traîter de fainéante, désordonnée, et souvent elle la battait. Le père laissait crier ; il n'avait jamais pour la petite de bonne parole.

Un jour, la marâtre possédée dit à la fillette : « Je ne serai pas satisfaite que ton père ne t'écartèle: il faut que je me débarrasse de toi ».

Le jour-même, cet imbécile de père commanda à la fillette de lui soigner les bœufs, de les panser à la main, de les faire paître, de leur faire la litière et le reste. La fillette les pansa, les fit paître, les fit bien manger. Mais la marâtre avec de l'eau bouillante leur échauda les yeux : ils se trouvèrent aveugles. Et la gueuse alors ne manqua pas de dire que la fille, pour faire pièce à son père, avait aveuglé le bétail. La pauvre petite fille n'osa pas répondre.

Le père ne la battit pas : il lui commanda pour le lendemain d'aller travailler au champ et au moins de ne pas toucher le beau pêcher qu'il y avait. La fillette vaillante fit tout comme lelui avait commandé son père ; mais aussitôt qu'elle eût cessé son travail
du champ, la marâtre alla couper le pêcher.

« Ta fille a fait merveille, dit-elle le soir à son mari. Elle a coupé le pêcher du champ. Vois si elle ose dire que non ! ; moi-même je l'ai vu coupé !

- Demain matin, dit le père à la fillette tremblante, tu prendras ta plus belle robe des dimanches ; tu viendras avec moi ».

Elle, toute innocente le pauvre agneau, au matin s'habilla de blanc. Son père alors va affiler un grand couteau. Toute la nuit, la marâtre l'avait irrité contre la petite :

« Vous allez me suivre. » dit le père à toutes les deux.

Et alors il les mena loin, loin, au milieu d'un bois où il y avait une belle fontaine. Et quand ils y furent :

« Tu vas te mettre les deux mains par-dessus la  fontaine. » dit-il à sa fille.

La petite mit ses mains là sur la fontaine et aussitôt, avec le grand coutelas, le père les lui coupa toutes deux ; elles tombèrent blanches au fond de l'eau.

Et comme le méchant père et la marâtre la laissaient là, elle leur dit en pleurant :

« Père, vous me laissez donc ici seule après m'avoir coupé les poings ! Le Bon Dieu et le Sainte Bonne Vierge savent que je ne le méritais pas. Ils vous feront voir ce que je suis. En vous en retournant, père, vous allez vous mettre un buisson qui vous fera tant souffrir que vous ferez de tout pour trouver du soulagement, mais vous n'en n'aurez que par ces mêmes mains que vous m'avez là coupées, et  qu'on voit blanches  dans la fontaine ».

Le père et la marâtre possédés partirent. Le père en effet en chemin attrapa le buisson dont lui avait parlé la fillette. Il tomba malade, malade ; mais pour autant qu'il opérât ou qu'il fit opérer, il ne put jamais tirer le buisson ni trouver du soulagement.

Et la pauvre infirme : le Bon Dieu et la Sainte Bonne Vierge la gardèrent à la fontaine du bois toujours seule avec la Mère de Dieu qui ne la laissa jamais pâtir.

Un jour, à cette fontaine, vint un jeune homme. Il était brave, craignait Dieu, sans être ni dissipateur, ni débauché. Là il trouva la pauvre fille. Le jeune homme compatissant ne voulut pas la laisser là, seulette et malheureuse ; il l'emmena et l'épousa.

Lui aussi, avait chez lui une méchante marâtre qui se mit à crier, à maudire les deux enfants quand elle vit cette infirme entrer belle-fille dans la maison :

« Et que veux-tu faire de cet embarras d'estropiée, imbécile ? lui disait-elle. Elle ne pourra pas gagner son pain ! Nous la verrons toujours le derrière sur la chaise dans un coin de la maison !

- Taisez-vous, tante, disait l'autre. J'en ai fait ma compagne parce que je l'ai vue malheureuse ; c'est moi qui la nourrirai et qui l'assisterai de mes revenus. »

Quelques temps après, il y eût un contre-temps. Une guerre fit partir tous les hommes au moment où la pauvre infirme était prête à se délivrer. Son mari partit tout triste, avec le regret de laisser sa femme avec ce mauvais sujet de marâtre. Quand la pauvre malheureuse fut délivrée, la marâtre fourbe prit l'enfant pour le faire périr : elle le confia à un domestique en lui disant :

« Va-t-en à la fontaine du grand bois porter cet avorton d'enfant. Tu le laisseras là ; tu me porteras sa langue pour me prouver que tu as fait la commission.  Alors tu seras payé de tes peines  si tu ne dis rien à personne. »

Le valet était compatissant : pour ne pas arracher la langue à ce pauvre chétif petit innocent, quand il l'eut porté à la fontaine, il tua un agneau dont il porta la langue à la marâtre qui le paya aussitôt pour son service.

Longtemps après, la guerre finit. Le mari rentra. La malheureuse femme lui raconta tout, et déchargea son cœur avec lui. Son mari s'informa d'un côté et de l'autre ; il finit par savoir ce qui en était :

« Amie, dit-il à sa femme, cette fontaine qui t'a sauvée, je pense qu'elle aura sauvé de même notre petit ange. Nous n'y sommes jamais revenus depuis que je t'y trouvai seule, j'ai donc la démangeaison d'y retourner avec toi. J'ai là quelque chose qui me dit que le Bon Dieu nous y donnera le bonheur. C'est là qu'on t'a sauvée, là qu'on a fait périr notre cher ange. Cette fontaine a quelque chose qui n'est pas ordinaire ; elle nous aura gardé notre cher petit comme elle te garda toi-même. »

Ils y vont tous les deux, et ce qu'ils virent d'abord fut le petit enfant tout venu, grandi, et qui vers eux cria : « Papa, maman », comme s'il les avait toujours vus.

Comme ils furent heureux ne peut pas se dire. Le petit ange avec eux était familier comme si la mère l'avait élevé. Ils ne pouvaient assez remercier Dieu, embrasser l'enfant. Mais qui l'avait sauvé, on ne put jamais le savoir : la fontaine pour sûr avait quelque bonne petite fée qui se faisait la bonne mère des enfants abandonnés.

Avant de quitter la fontaine, le père vint s'y rafraîchir. Alors il s'exclama, quand il vit au fond de l'eau fraîche les deux mains de sa femme, belles, blanches comme si elles étaient encore vivantes ou si on venait de les couper.

« Elles sont si tendres, si fraîches, dit-il à sa femme, qu'il me semble les voir se remuer vers moi. Qui sait, si tu t'approchais d'elles, si elles ne viendraient pas se joindre à tes bras comme le Bon Dieu avec cette eau t'a sauvée, toi, et notre petit ange !»

Toute tremblante, la petite mère s'agenouilla sur le tertre ; elle pria Dieu et la Sainte Vierge de l'assister ; elle mit ses deux bras par-dessous l'eau jusqu'aux mains qui se placèrent d'elles-mêmes au bout de chaque bras, sans que personne parût. Ensemble là, ils remercièrent Dieu avant de s'en retourner.

À l'arrivée, quand la marâtre vit l'enfant, elle leur demanda, surprise, ce que c'était qu'un si beau garçon :

« Vous devez le connaître, lui répondit le père, c'est celui que vous avez cru faire périr ! Vous aviez pourtant bien recommandé de lui couper la langue avant de le faire mourir ! »

La misérable alors demeura confuse et ne répondit pas.

Ils ne tardèrent pas d'aller voir les parents de la femme ; ils trouvèrent le père bien malade. L'épine dans les chairs avait mûri ; les pulsations lui donnaient la fièvre, lui avaient fait un abcès : il était estropié, on s'attendait à le voir mourir sans tarder.

« Vous ne me connaissez pas, dit le gendre au beau-père qui se plaignait dans le lit ; mais vous connaîtrez celle-ci !

- Je ne la reconnais pas, répondit-il. - Vous avez oublié la fille que vous conduisîtes à la fontaine du bois où vous lui coupâtes les poignets, vous et la marâtre ? Elle vous avait dit, qu'à votre retour, vous attraperiez une épine et n'en guéririez que des mains que vous lui aviez coupées.  Elle est ici,  comme elle vous l'a promis. »

Là-dessus, le malade confus hésita, il ne pouvait trouver aucun mot de réponse, il sanglotait, il pleurait, il était suffoqué :

« Père, lui dit alors la fille, n'ayez nul chagrin, c'est bien moi ! »

Elle l'embrassa, lui tira l'épine. Aussitôt le père se leva guéri.

Le père guéri commanda un beau repas pour reconnaître les siens. Quand il sut toutes les scélératesses des deux marâtres, il invita à dîner celle du gendre, et, après le repas, elle et sa femme, il les fit enfermer chacune dans un boucaut qu'on porta au sommet d'un roc. De là-haut, on les précipita en bas de la côte pour faire périr dans un abîme ces deux misérables.

 I avè un còp, un òmi que s'èra aveusat damb ua mainada saja, valenta, un petit anjolet de Diu. La mairastra vau-chica, coquina ende la mainada, èra totjorn la corroçar, e l'aperar fenhenta, gardolèra, e soent que la batèva. Lo pair deishèva cridar ; n'avè pas jamès ende la mainada nada bona paraula.

Ce digot un jorn à la dròlla la mairastra possedada : « Serèi pas satisfèta que lo ton pair non t'esquartiere: cau que'm desbarrassi de tu !»

Lo jorn-mèma, aqueth bernat de pair comandèt a la droletta de li har compte deus
buus, de'us apasturar, de'us denviar, de har palhat e tot. La mainadeta e'us apasturèt, e'us denvièt, e'us hit bien assadorar. Mès la mairastra lo ser dab aiga borenta e'us i escaudèt los uelhs. Se trobèn avugles. E la gusa lavetz manquèt pas de díser que la mainada, ende har escarnis au son pair, avè esvuglat l'aujami. Lo paubre pelin de mainadeta gausèt pas tornar responsa.

Lo son pair la batot pas : li comandèt endeu lendoman d'anar trabalhar au camp, e au mens de li tocar pas lo bèth perseguèr dont i avè. La mainadeta valenta qu'ac hascot tot coma li avè comandat lo son pair ; mès austanlèu qu'avot laishat lo trabalh deu camp, la mairastra angot copar lo perseguèr.

« Ta drollessa qu'a hèit beròi ! Ce digot èra au son òmi lo ser. T'a copat lo perseguèr deu camp. Espia se gausa díser que non ! ;Jo-mèmas que l'èi vist copat !

- Au matin, ce digot lo pair a la mainadeta estremblida, te prengueràs ta mès bèra
pelha deus dimeches ; te'n vengueràs damb jo ».

Èra, tota innocentòta lo praube anhèth, au matin s'abilhèt de blanc. Son pair lavetz que va ahilar un gran cotèth. Tota la nèit, la mairastra que l'avè esmalit cronta la mainadeta.

« E'm vatz seguir », ce'us digot lo pair a totas duas.

E lavetz que las mièt lonh, lonh, au mièi d'un bòsc on i avè ua bèra hont. E quan estèn aquí : 

« Te vas botar las duas mans per dessús la hont », ce digot lo pair a la mainada.

La mainadeta que botèt las mans aquí sus la hont, e austanlèu damb lo gran cotèth,
lo pair las i copèt totas duas que tombèn blancas au hons de'quera aiga.

E coma la maishant pair e la mairastra la quitèvan, era que'us i digot en plorant :

« Papà, que'm deishatz donc ací soleta aprèps m'àuger espunhada ! Lo Bon Diu e la Senta Bona Vièrja saben que jo m'ac meritèvi pas ! Evs haràn véser la qui soi. En tot vos'n tornar, papair, vos vatz botar un bròc que'vs haratz sofrir telamant tant que haratz de tot ende trobar solatjament, mès n'auratz pas nat que de'queras mans que m'atz aquí copadas e que blanquejan dens la hont ».

Lo pair e la mairastra possedats partín, mès lo pair 'fectivament en camin se gahèt lo bròc dont li avè dit la drolleta. Tombèt malaut, malaut ; mès per tant que horraguèsse o hascosse horragar, poscot pas jamès tirar lo bròc ni trobar solatjament.

E la prauba espunhada : lo Bon Diu e la Senta Bona Vièrja que la guardèn a la hont deu bòsc totjorn soleta damb la bona Mair de Diu que la deishèt pas jamès patir.

Un jorn, entà la hont, vengot un joen gojat. Era brave, avè la crenta de Diu, sans estar ni escabairat, ni baluchant. Aquí que va trobar la prauba espunhada. Lo gojat pietadós la volot pas deishar, soleta, malerosa ; se l'emmièt e l'esposèt.

Eth tanben, avè a soa ua maishanta mairastra que se botèt a cridar, a malasir lo dus mainatges quan veigot aquera infirma entrar nòra dens la maison :

« E que vòs har de'queth embarràs d'espunhada, pegàs de dròlle ? ce li disèva. Se
poirà pas ganhar lo pan ; la veiram totjorn de cuu suu sièti, encoernada per deguens !

- Caratz-vos, tatan, ce disèva l'aute. N'èi hèit ma companha pr'amor que l'èi vista
malausa ; soi jo que la noirirèi e l'assisterèi de çò de men. »

Quauque temps aprèps, i avot destorn. Ua guèrra hascot partir tots los òmis au moment on la prauba infirma èra prèsta a se delibrar. Lo son òmi partiscot tot dolent damb la rencura de deishar la soa companha damb aqueth sujèt de mairastra. Quan la prauba malurosa estèt delibrada, la mairastra trèta que prengot lo mainatge ende'u har perir : que'u livrèt a un vailet en tot li díser :

« Va-te'n a la hont deu gran bòsc portar aqueth escòrbi de mainatge. E'u deisheràs aquí; me portaràs sa lenga ende'm provar qu'as hèit la comission. Lavetz seràs pagat de tas penas se disas pas arrés a digun. »

Lo vailetòt pietadós ende non pas darrigar la lenga en aqueth praube brigalh d'innocentòt, quan l'avot portat a la hont, tuèt un anhèth dont portèt la lenga a la mairastra que'u paguèt suu còp de sas penas.

Bèth temps aprèps, la guèrra feniscot. L'òmi tornèt. L'auta prauba l'ac i contèt tot, se vueitèt lo son estomac damb eth. Lo son òmi s'interroguèt d'un bòrd e de l'aute ; fenit per sàber çò que n'èra :

« Mia, ce digot a la soa companha, aquera hont que t'a espariada, pensi qu'aurà espariat de mèmas lo nòste anjolet. I som pas jamès tornats dumpèi que t'i trobèi soleta ; qu'èi la derguèra d'i tornar damb tu. Ai aquí quaucomet que'm ditz que lo Bon Diu ens'i harà solatjament. Aquí t'an sauvada, aquí an hèit pèrder nòste anjolet. Aquera hont a quacomet de mèi o de mens ; nos aurà espariat lo nòste
brigalh coma t'esparièt a tu. »

Se n'i van tots dus e çò que purmèr veigón èra lo drollet tot tirat, granòt, e que
de caps ad eths cridèt :

« Papà, mamà », coma se'us avè totjorn vists.

S'estèn urós, se pot pas díser : lo petit anjolet damb eths èra vesiat coma se la mair se l'avè tirat. Podèvan pas pranpro remerciar Diu, potoejar lo drollet ! Mès qui l'avè espariat ac poscón pas sàber : la hont peu segur qu'avè quauqua hadeta que se hasèva la bona mair deus mainatges abandonats.

Devant de quitar la hont, lo pair que vengot s'i rafresquir e que s'esglasièt quan vit au hons de l'aiga fresca las duas mans de la soa hemna, bèras, blancas coma s'èran enquèra vivas o se venguèvan de las copar.

« Son telament trendas e frescas, ce digot a sa fimèla, que'm sembla las véser se
bolegar de caps a jo ; qui sap se t'aprochèvas d'eras se se tornerén pas joénher a tos braç coma lo Bon Diu damb aquera aiga t'a espariada tu e mèi lo nòste anjòt ? »

Tota estremblida la maiòta que s'ajoelhèt sus la tampa ; preguèt Diu e la Senta Bona Vièrja de l'assistar ; botèt sons dus braç per devant l'aiga dinc a las mans que se placèn d'eras mèmas au cap de cada braç sans que pareishosse digun. Ensemble aquí, que remercièn Diu prumèr de s'entornar.

A l'arribada, quan la mairastra veigot lo mainatge, e'us i demandèt, suspresa, qu'es çò qu'èra un tan bèth drollet :

« E'u divetz conéisher, ce li responot lo pair, qu'es lo qu'avètz cresut har pèrder ! Avètz portant bien recomandat de li copar la lenga devant de lo har perir ! »

Lo sutjèt, lavetz, demorèt confusa e tornèt pas nada reson.

Triguèn pas d'anar véser las gents de la hemna ; trobèn lo son pair bien malaut. Lo
bròc dens sas carns avè madurat ; totjorn lo pos li buegèva, li avè hèit un gotèr : èra camorós, s'atendèvan a lo véser passar davit.

« Me coneishatz pas, ce digot lo gendre au bau-pèra que se dolèva dens lo lèit ; mès aviseratz aquesta ?

- L'avisi pas, ce li responot eth.

- Atz desbrembat la mainada que miètz a la hont deu bòsc on l'espunhètz damb sa
mairastra ? Evs avè dit qu'a vòste retorn evs'embroquisseretz e non guariretz pas que de las mans dont li avètz copadas ! Ací qu'es coma evs'ac a promés. »

Lavetz, lo malaut confús sancelèt, podèva pas joénher nat mòt de responsa, sonsiva, plorèva, pantuèva coma hèn damb la corta alen :

« Papà, ce li digot lavetz la hilha, n'augetz pas chagrin ; que soi jo ! »

L'embracèt, li tirèt lo bròc. Austanlèu lo pair se levèt guarit.

Lo pair, guarit, comandèt un bèth dinnar ende reconéisher los sons. Quan coneishot totas las coquinerias de las duas mairastras, envitèt a dinnar la deu gendre, e, aprèps lo repàs, era e la soa, las hit embarrar cadua dens un bocau que portèn au cim d'un arròc. De'quí haut e'u denvièn capvath la còsta ende har perir dens un precipici aqueths dus arrés.

 

E tric e tric, lo conte de las duas mairastras es fenit,
e tric e trac, lo conte de las duas mairastras es acabat !

 

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